
En ce moment tout est encore dans l'air du temps. Le nouveau cap politique, autre que celui que nous subissons, les stratégies ou les impasses personnelles, la « pendulation passive » du collectif, le court, puis le très court terme, s'entremêlent. À Rhodes par exemple, telle sa classe moyenne qui recherche un plan « B » pour son existence, bientôt future, un retour chez les parents au village, plutôt situé à l'intérieur de l'île, un potager ou une oliveraie de secours, un repli. À moins de mille euros par mois et par salaire, les familles ont du mal à envisager l'avenir : « Nous ne fréquentons plus tellement certains amis alors restés... au même niveau de revenus qu'avant. Nous ne savons plus comment emballer l'affaire. Nous trouvons des prétextes, alors tantôt nous avons un enfant malade, tantôt nous sommes pris ailleurs, mais il faut bien l'avouer, nous avons honte. Le plus grave, c'est que nous ne pourrons plus nous rendre aux hôpitaux athéniens, en cas de pathologie grave, car rien qu'en frais de voyage il faut compter 500 euros pour un malade et son accompagnateur, inimaginable. Puis Rhodes, c'est censée être un centre régional, malheur aux habitants des petites îles, car par la déconfiture des liaisons maritimes, eh bien pour eux, c'en est fini de la santé... », (témoignage d'un couple la quarantaine tout juste, habitant la ville de Rhodes).
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greek crisis